6 films pour… affronter la rentrée !

29 Août 2016. Le glas a sonné pour les étudiants de Sciences Po. Finies les grasses matinées, fini l’esprit farniente, envolée l’insouciance du lendemain. Encore tout bronzé et en incapacité de faire fonctionner ton cerveau correctement, tu es sans doute déjà nostalgique de tes vacances estivales… Close Up a donc décidé de t’accompagner au mieux dans cette cruelle et inévitable période de vie ! Avec sa sélection de films aussi drôles qu’intelligents, tu auras de quoi relativiser et appréhender ton retour au 27 de façon plus chill. Enjoy !

Harry Potter à l’école des sorciers, 2001 - Chris Columbus

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De quoi ça parle ?

Bon, à moins que vous ayez vécu 15 ans en autarcie au fin fond de la Lozère, vous savez déjà tous qui est Harry Potter.Dans ce premier volet de la célèbre saga, on suit les premiers pas d’un jeune orphelin de 11 ans, tout juste soustrait à l’autorité de ses oncles et tantes par un grand magicien nommé Dumbledore, dans la prestigieuse école de sorcellerie, Poudlard. Alors qu’il découvre le mystère de sa naissance et l’existence du maléfique V…, l’apprenti sorcier, accompagné de ses acolytes Ron et Hermione, met à l’épreuve ses dons singuliers pour élucider le mystère de la pierre philosophale…

Pourquoi regarder « Harry Potter à l’école des sorciers » ? 

Pour se rappeler son enfance, les heures consacrées à la lecture des incontournables romans de J.K Rowling et de toutes celles passées à se prendre pour un vrai sorcier, à califourchon sur notre balai (ok, il n’y a peut-être que moi pour faire ça). Ou bien tout simplement parce que cette saga est un monument incontournable de la sciences-fiction littéraire et cinématographique, capable de passionner aussi bien les enfants que les plus grands. Et puis surtout, parce que l’on ne peut s’empêcher de succomber au charme timide de nos jeunes acteurs favoris, superbement talentueux pour leur âge.

Marie Boron  

Rushmore, 1998 - Wes Anderson

rushmore De quoi ça parle ? Rushmore est l'histoire de Max Fisher, jeune étudiant de 15ans dans une prestigieuse école privée nommée Rushmore. Cette école est une seconde maison pour Max qui s'y sent parfaitement dans son élément, multipliant les activités associatives jusqu'à l'overdose : ceinture jaune dans le club de kung-fu, fondateur de la société d'astronomie, président du club de français, capitaine de l'équipe d'escrime, capitaine de l'association de débat, etc. Le niveau scolaire de Max pâtit néanmoins de cette dispersion intellectuelle, et alors que son avenir au sein de l'établissement est en jeu, le jeune Fisher devient coup sur coup ami avec Hermann Blume (Bill Murray), industriel dépressif, et amoureux de Rosemary Cross, institutrice fraîchement arrivée dans l'établissement. Pourquoi regarder « Rushmore » ? La boulimie associative dont est atteint Max Fisher n'est pas sans rappeler celle à laquelle nous incite parfois notre cher IEP. Tout comme son attachement à Rushmore fait écho à la fierté qu'éprouve tout parfait science piste pour le 27 rue Saint-Guillaume. Ainsi la quête initiatique de ce jeune étudiant pourra rappeler à beaucoup d'entre-nous que la vie se trouve aussi hors des murs de nos (grandes) écoles. Et bien entendu, les crises identitaires acquièrent une toute autre portée quand Wes Anderson les capte. L'humour de Bill Murray, la musique criarde, les effets de style abondants et les situations burlesques font de ce film un réel plaisir à regarder. Olivier Bonnot  

Les Héritiers, 2014 - Marie-Castille Mention-Schaar

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De quoi ça parle ?

Dans le lycée populaire Léon Blum de Créteil, une prof d’histoire décide d’inscrire ses élèves de seconde, classe des plus turbulentes, au concours national de la résistance et de la déportation. C’est le début d’une laborieuse aventure culturelle et humaine : celle de rallier des élèves autant désabusés par le système scolaire que par les difficultés sociales autour d’un projet collectif commun.

Pourquoi regarder « Les Héritiers » ? Adapté d’une histoire vraie, ce film est un véritable distributeur d’espoirs. Témoin sincère de la réalité sociale actuelle et de l’échec du modèle républicain qu’elle implique, il permet de reconsidérer le rôle de l’école en tant que réel promoteur d’égalité des chances. La vivacité de la mise en scène permet ainsi de reconsidérer le rapport trop souvent déploré entre le prof et son élève. Et il propose une nouvelle dynamique de groupe par la prise en compte de l’investissement personnel et émotionnel de chacun. Une aventure positiviste qui redonne foi en la capacité de surmonter les barrières sociales. Marie Boron  

High School Musical 3, 2006 - Kenny Ortega

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De quoi ça parle ?

OMG, c’est déjà la fin du lycée pour Troy, Gabriella, Sharpay, Kelsi, Chad et les autres… Heureusement, lors de cette dernière année, la bande d’amis s’engage à participer à la comédie musicale de l’établissement, qui retrace leurs propres années lycée (soulignons ici la subtile mise en abyme). Mais Gabriella est acceptée en cours d’été à Stanford à 1000km de là, elle ne peut donc pas revenir pour le bal de fin d’année. Heureusement, Troy va tout faire pour la convaincre de revenir à temps pour la comédie musicale. Bref, la tension est à son comble dans ce dernier opus du triptyque ô combien mythique de Disney Channel, millésime 2008.

Pourquoi regarder HSM 3 ? High School Musical (HSM pour les fidèles), c’est plus qu’une saga, c’est un emblème, un totem absurde de nos années collège. Les bons sentiments, les dents hyper-blanches des acteurs, la morale puritaine… Chaque élément participe à l’immortalité de ces films d’une grande qualité. 
Et toi qui nous lis ; toi qui rentre en cours ; toi, surtout, petit 1A qui quitte le lycée pour pénétrer le « monde adulte », comment ne pourrais-tu pas frémir avec Gabriella quand elle arrive seule sur son campus ? angoisser avec Troy de savoir sa bien-aimée si loin ? En bref, HSM3 est le condensé très américain de toute une flopée d’émotions qui ne manqueront pas de t’assaillir en cette période de rentrée. Prépare-toi ! Elena Di Benedetto  

Entre les murs, 2008 - Laurent Cantet

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De quoi ça parle ?

François est professeur de français dans un collège dit « difficile ». Cette année il sera professeur principal d’une classe de 4ème et devra gérer (« affronter » selon le synopsis officiel) ses élèves et leurs tempéraments. Au fil de l’année, des événements marquants d’une année scolaire (conseils de classes, réunions de professeurs…) et d’autres plus anodins (des cours, tout simplement) dessinent des profils divers et bien plus profonds que prévu.

Pourquoi regarder « Entre les murs » ? Parce que c’est un grand film qui s’ignore. Laurent Cantat signe avec brio une sorte de fresque sociale, à mi-chemin entre la fiction et le documentaire (le film est adapté d’un ouvrage écrit par l’acteur principal et les personnages portent les noms de leurs acteurs), sans jamais tomber dans le paternaliste bienveillant, si fréquent quand on parle des banlieues. Aussi, ce film fait la part belle aux individus, qu’ils soient profs ou élèves. Cette perspective est un bol d’air frais, un cessez-le-feu dans le combat sourd et lancinant qui oppose l’autorité et les ados de banlieue en crise. Sans hiérarchiser les problèmes ni faire de jugement de valeur hâtif, Cantat nous donne donc à voir une réalité neutre (si tant est que cela soit possible), apaisante et acérée.
Et puis la scène d’ouverture qui couvre la pré-rentrée des profs est saisissante de par sa singularité : le temps est manié de manière juste, les regards sont sensibles. Et si elle était méritée, cette Palme d’Or 2008 ? Elena Di Benedetto

La guerre des boutons, 1962 - Yves Robert

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De quoi ça parle ?

Vous en avez déjà probablement une vague idée… La guerre des boutons raconte le conflit ô combien sanglant de deux groupes d’enfants vivant dans des villages voisins : Longeverne et Velrans. Au menu, batailles de boue, arrachage de boutons (histoire de rendre fous les parents), et plans machiavéliques préparés en classe. Seul problème : les parents des deux meneurs, Aztec et Lebrac, veulent les envoyer en pension…

Pourquoi regarder « La guerre des boutons » ? On aurait d’abord envie de dire que c’est un film culte, qui a marqué plusieurs générations d’enfants (à l’image de la réplique célèbre de Petitgibus, « si j’aurai su… »). Ensuite, il y a l’écriture si drôle du film, aux dialogues souvent savoureux, menés par le phrasé caractéristique des enfants des années 60. Mais au-delà de ça, le film rapporte véritablement l’esprit de camaraderie qui anime ces deux bandes : l’insouciance de leurs bêtises est menacée par le fait que les enfants grandissent, rentrée des classes après rentrée des classes, tout simplement. Les deux leaders seront bientôt trop âgés pour mener les offensives de leur village, et tous se demandent ce qu’il va bien pouvoir advenir de leur bulle enfantine. C’est donc avec une légère mélancolie que Yves Robert célèbre l’enfance, et c’est bien ce qui fait tout le charme de cette Guerre des boutons. PS : on fera bien évidemment l’impasse sur les deux adaptations récentes… Valentin Grille  

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