6 films pour… avoir la tête dans les étoiles !

6 films pour… avoir la tête dans les étoiles !

En ce mois d'octobre 2018, difficile de passer à côté du tout nouveau long-métrage de Damien Chazelle, First Man, qui nous projette le temps de quelque 2 heures et 21 minutes aux côtés de Neil Armstrong, alors qu'il s'apprête à poser ce fameux premier pied humain sur la Lune. Ce petit événement cinéphilique est sans aucun doute l'occasion rêvée pour revenir ensemble sur les plus belles propositions de cinéma dans l'espace, et pour découvrir ces odyssées cosmiques incomparables... Voici donc six films pour avoir la tête dans les étoiles !

Silent Running de Douglas Trumbull, 1972

Silent Running est un film de 1972 qui raconte l’histoire de Freeman Lowel, botaniste sur un transporteur spatial à qui on demande de sacrifier sa serre qui contient les derniers végétaux terriens. Lowel, pour sauver les plantes, abandonne l’humanité et se lance dans une vertigineuse traversée spatiale en solitaire, pour l’amour de la nature. C’est le premier film réalisé par Douglas Trumble, virtuose des effets spéciaux qui travailla sur 2001 : L’Odyssée de l’espace et Michael Cimino (Voyage au Bout de l’Enfer) y fait ses débuts en tant que scénariste. Silent Running lie environnementalisme et conquête spatiale, très ancré dans l'esthétique 70s et les sensibilités écologiques naissantes.

C’est une fable mélancolique et fataliste qui a inspiré tout un courant de films de science fiction écologiques. Des effets spéciaux à la pointe pour l’époque (et qui tiennent encore la route aujourd’hui), une bande originale sublime, des décors grandioses, une direction artistiques audacieuses, une réalisation saisissante et d’adorables robots, Silent Running a tout pour lui ! C’est un film impressionnant, touchant et tragiquement angoissant, premier signal d’alerte lancé par une Science Fiction écologiste en avance sur son temps.

Par Baptiste Duminil

WALL-E d'Andrew Stanton, 2008

Les films Disney, on les aime pour retrouver son âme d’enfant… Mais WALL-E est aussi un film d’animation à regarder avec des yeux d’adulte. Les robots WALL-E doivent nettoyer les déchets des Hommes qui sont partis en exode dans l’espace, en attendant que la planète soit great again. Mais les robots se sont tous désactivés, et les hommes sont bloqués dans leurs vaisseaux… Si ce film ne vous fera pas rêver d’une escapade dans la galaxie (contrairement aux autres de ce TOP), vous (re)craquerez pour WALL-E, ce petit robot adorable… Longtemps trop seul, il tombe fou amoureux de la douce Eve(eee), une petite robote qui débarque tout droit de l’espace pour une mission. Ce film de science-fiction pas si fiction que ça nous rappelle (encore, on le dit jamais assez) qu’il faut réagir pour sauver notre belle petite Terre ! Parce que si, certes, ce top éveillera votre curiosité pour les endroits méconnus de l’univers, WALL-E nous rappelle qu’on aime notre planète bleue et qu’il faut la protéger avant tout !

Par Romane Rowling

Apollo 13 de Ron Howard, 1995

Apollo 13, c’est LA mission spatiale qu’il te faut connaître après la 11. Car oui, dans le monde aérospatial, il existe 2 citations cultes : celle de Armstrong certes (Ryan Gosling te l’a rappelée cette année), mais il ne faut pas oublier la célèbre… « Houston… ». Car si tu ne la connais pas, nous avons un problème.

Pour le résoudre, rien de plus simple : Ron Howard a la solution pour combler tes lacunes. Avec un casting astronomique et une musique explosive de James Horner, Apollo 13 est LE drame américain par excellence. Un grand classique, à voir et revoir donc, avec ses retournements hollywoodiens comme on les aime, ses bons sentiments, ses héros ordinaires et ses tension scénaristiques bien académiques. Avec un mise en scène clairement maîtrisée pleine de lyrisme et des séquences millimétrées, le film, véritable hommage aux astronautes de 1970,  reste une référence en son genre : celles des grandes épopées spatiales mobilisant l’ensemble des forces techniques et politiques de l’époque. D’une sobriété exemplaire et bien documenté (détails scientifiques peaufinés par Ron Howard notamment lors de l’explosion du réservoir à oxygène et les défaillances matérielles qui s’enchaînent), impossible pour toi de passer outre.. surtout tu n’es pas familier de la NASA ! Alors embarque dès aujourd’hui avec l’inoubliable Tom Hanks, le talentueux Gary Sinise et le grand Bill Paxton dans une aventure historique : je dirais même qu’elle en est à couper le souffle… si ce n’est de haut-vol!

Par Pauline Bérard

Gravity d'Alfonso Cuaron, 2013

Parmi le nombre immense de films sur l’espace, Gravity aura eu le mérite de s’imposer comme un jalon, comme une référence, comme un repère. Porté aux nues par la critique (même les Cahiers), le film d’Alfonso Cuaron a su s’élever pour laisser derrière lui d’autres métrages, bien plus prétentieux mais beaucoup moins aboutis. Gravity se distingue par son ambition incroyable, celle de représenter l’espace avec un réalisme résolu, mais surtout par sa beauté plastique remarquable, loin, très loin, de la laideur d'autres blockbusters spatiaux récents, et par la virtuosité formidable des plans et des mouvements de caméra, que seul 2001 avait su approcher auparavant. A cela s’ajoute un sens inné du miracle, qui se déploie tout au long d’un scénario catastrophe simple mais cohérent, continu mais haletant. L’espace devient le théâtre d’un spectacle inédit : avoir su transformer l’inconnu en un théâtre à la portée de l’humain : contrairement à 2001 ou à Interstellar, qui s’efforçaient d’éloigner le plus possible la Terre de l’espace, et, partant, les hommes des astronautes, Gravity rapproche enfin ces deux mondes en faisant revenir, pour une fois, l’humain sur la Terre et en évitant de le faire se perdre aux confins de l’univers. Mérite immense pour un film qui, plus qu’une incroyable démonstration technique, est une véritable fresque humaine, fondée sur le récit de la résilience et de l’espoir.

Par Valentin Lutz

2001, l'Odyssée de l'espace de Stanley Kubrick, 1968

2001 n'est pas un film qu'on présente. Père nourricier de toute la science fiction moderne ou presque, le long métrage de Stanley Kubrick est avec le temps devenu un monstre froid et insondable, riche de toutes les interprétations. Narrant, ni plus ni moins, l'évolution du savoir humain en quatre séquences. 2001 démarre parmi les singes, dans un désert premier, alors que l'on découvre l'outil. Il se termine dans un éblouissement coloré et sonore, aux confins de la folie, après une séquence toute moderne sur l'affrontement de deux astronautes avec une intelligence artificielle inquiétante. De plans iconiques en séquences magistrales, Kubrick a posé les pierres de ce qui est devenu un monument, bien aidé par le travail phénoménal sur le son : les plans spatiaux sont d'une beauté forte et le silence aura rarement été aussi angoissant qu'en plein cœur de l'espace kubrickien. Douglas Trumbull (réalisateur de Silent Running) signe pour sa part une partition magistrale aux effets spéciaux, qui continuent à faire date 50 ans plus tard. 2001 demeure, plus qu'un bon film, une expérience à part et un marqueur indélébile dans l'histoire du cinéma américain et mondial. A voir ou à revoir de toute urgence !

Par Valentin Grille

Seul sur Mars de Ridley Scott, 2015

Alors que les effets du réchauffement climatique sont de plus en plus apparents, la question de découvrir d’autres planètes habitables devient un enjeu essentiel. Mais comment pourrions-nous vivre dans un tout nouvel habitat, si méconnu et parfois hostile ? Intrigué ? Le film Seul sur Mars est fait pour toi !

Un palmarès grandiose avec 17 nominations dont celui de meilleur acteur et réalisateur aux Oscars et 2 Golden Globes, un réalisateur que on ne présente plus et qui a révolutionné la science fiction, marquant l’histoire cinématographique (Blade Runner, nombreux films de la saga Alien), un Matt Damon spectaculaire, un casting martien avec Jessica Chastain, Michael Peña, Sean Bean pour les astronautes Ares et Jeff Daniels, Kristen Wigg pour l’équipe de la NASA, des images du désert de Jordanie à couper le souffle… autant d’ingrédients pour un film au succès planétaire.

L’astronaute Mark Watney, porté par un spectaculaire Matt Damon, est laissé pour mort par ses coéquipiers sur Mars après une expédition spatiale. Alors qu’il se retrouve seul, il va devoir user de son ingénuité pour survivre dans l’attente de pouvoir recevoir de l’aide de la Terre.

Si le film n’est pas parfaitement tangible scientifiquement parlant, des experts de la NASA et du CNRS ont néanmoins apprécié la volonté de s’approcher le plus possible de la réalité. Le déroulé des missions Arès du film s’inspire directement des scénarios de l’ingénieur en aérospatial Robert Zubrin par exemple. Seul sur Mars a d’ailleurs le mérite de soulever les enjeux auxquels doivent faire face les astronautes en terres inconnues. Alors si tu veux devenir astronaute, ou que tu es juste un passionné des films martiens, fonce voir ce film !

Par Virginie Feist

Interstellar de Christopher Nolan, 2013

On a tout dit sur Interstellar. Que c’était un chef-d’œuvre, mais c’est quoi, un chef d’œuvre, si ce n’est un mot éculé, galvaudé, réapproprié par les critiques au point d’en perdre tout son sens ? Que c’était une purge de trois heures qui ne faisait que pomper 2001 en y incorporant une BO composée de deux notes. Que c’était le renouveau de la science-fiction pour toute une génération. Que c’était l’acmé de la carrière de Nolan. Que c’était du grand spectacle, point barre.

Je dis que c’est une expérience. Je dis que c’est un instant d’humanité. Un long instant, un instant de trois heures, mais un instant. Une succession d’images grandioses, grandiloquentes, gargantuesques, un film si bourré d’ambition qu’il aurait dû se fracasser mais qui n’en devient que plus sublime, un long-métrage qui joue avec le temps comme aucun autre, l’étirant dans les scènes d’exposition, le dévorant sur une planète cruelle, le transcendant dans ses scènes finales, le diluant auprès du spectateur fasciné.

Une projection, enfin, un rêve qui prend forme, un déracinement et un aboutissement. L’œuvre d’un virtuose des images qui parvient à créer une odyssée que nul ne serait capable d’oublier, et une histoire si tarabiscotée qu’on en est nécessairement hypnotisé par elle. Un souvenir traumatisé dont on ne ressort jamais tout à fait, qui se prend peut-être un peu au sérieux, mais pas tant que ça, et qui foudroie par sa totale et implacable sincérité. C’est un aveu d’impuissance face au vaste de l’espace, c’est une profession de foi envers l’humanité autant qu’un avertissement, c’est une fable qui se passe de mots pour être vécue.

C’est aussi un gros blockbuster, c’est vrai. Mais c’est surtout tout le reste.

Par Capucine Delattre

Submit a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *