Cannes – Jour 5

La 5ème journée de complétion cannoise, c’était hier dimanche 17 mai. Une journée marquée par quelques déceptions avec la programmation de deux films plutôt attendus: le dernier Maïwenn Mon Roi, et Carol de Todd Haynes.

J5.1

Projeté à la presse à 8h30 du matin, Mon Roi a fait à 11h30 le sujet d’une conférence de presse avec l’équipe du film. Maïwenn traite avec ce long métrage de l’histoire de Tony, une avocate - Emmanuelle Bercot - qui se souvient d’une passion sublime et destructrice avec Giorgio un bad boy incarné par Vincent Cassel. Les critiques semblent être profondément divisées. Si Télérama considère que ce film reste dans la veine de ce qu’a fait Maïwenn auparavant et notamment avec son film Polisse « Le cinéma, Maïwen s'en moque un peu, elle est ailleurs, dans un truc hybride et très impur, entre télé et performance, avec le pire (le côté, je kiffe trop les djeun's et leur délire) comme le meilleur (Cassel qui imite les serveurs dans un restaurant de palace) » les Inrocks sont intraitables, « Maïwenn se plante dans les grandes largeurs avec ce film sans nuances, nul et non avenu ». Le film se présente sous forme de flashback alors que le personnage principal, Tony se trouve dans une maison de rééducation suite un grave accident de ski - chute métaphorique suite à sa douloureuse et passionnelle histoire amoureuse. « Cette histoire d’amour, c’est un film que je ne fais que réécrire depuis dix ans. Dernièrement, j’ai une amie qui m’a raconté le long séjour qu’elle a fait dans un centre de rééducation, et j'ai eu envie de faire deux films en un »,a expliqué Maïwenn lors de la conférence de presse. Selon Allociné, Mon Roi est entrée dans la Compétition Officielle de «de manière fracassante» alors que pour Peter Bradshaw du Guardian, Mon Roi constitue une « insupportable confection de non-sense autocomplaisant : superficiel, narcissique, surjoué et sonnant faux ». Vous l’aurez donc compris, le film divise !!

J5.2

Carol signe le grand retour de Todd Haynes dix sept ans après son dernier long métrage Velvelt Godmine. Ce mélodrame met en scène dans un New York des années 50 les amours contrariées de deux femmes, histoire tirée du roman éponyme de Patricia Highsmith. Carol Aird, incarnée par Cate Blanchett, une bourgeoise en instance de divorce, riche et lasse, tombe amoureuse dans le rayon de jouet d’un grand magasin de Therese Belivet - Rooney Mara - une jeune vendeuse timide, ambitieuse et immature.

J5.3

Telerama qualifie ce film « de l’un des sommets de la compétition à ce jour » avec une atmosphère si particulière et si séduisante, que l’on a qu’une seul envie: rejoindre les personnages du film. « Enfin du cinéma en sélection officielle ! », estime Pierre Murat. Ce film a pour sûr fait grimper la température du festival avec une histoire d’amour sensible et très sensuelle. Cate Blanchett a d’ailleurs confié avoir préparé son rôle en se plongeant dans de la littérature érotique: « Le film a une qualité érotique. Je voulais connaître le language entourant ces relations sexuelles femme-femme dans les années 50, et ce qui se passait de façon sous-terraine. Ce n’est pas quelque chose auquel le personnage de Carol est associé, mais je crois que quand on est un "outsider", vous ressentez ce qui se passe de façon sous-terraine. J’étais intéressée, n’ayant jamais exploré ça avant. »

Le programme aujourd'hui: La Loi du marché, de Stéphane Brizé avec Vincent Lindon et Louder than Bombs de Joachim Trier.

Constance Allain

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