Cinq films pour … (re)découvrir nos régions françaises

Parce que la France est souvent réduite à sa capitale Paris (qui n’est pas moche, mettons nous d’accord là dessus), Close Up a voulu revenir sur quelques films montrant la beauté et la diversité des régions françaises. Alors, comme les vacances sont encore lointaines, on vous propose un Tour de France par les images. Problemos, Eric Judor, 2017 (1h25) par Julien Coquet. L'action prend place dans la Drôme (26), l'un des départements les plus beaux de France (non je n'exagère pas) mais, pour être plus précis, le tournage s'est déroulé en Ardèche (07), un département limitrophe. La beauté des paysages, celle des gorges principalement, est en fait le ressort du film : Victor (interprété par Eric Judor), sa femme (Célia Rosich) et leur jeune fille se rende dans une Zone à défendre, invitée par l'ex-prof de yoga de Madame. L'enjeu est d'éviter la construction d'un parc aquatique et, in fine, la destruction d'un endroit idyllique. Endroit qui va d'ailleurs vite se transformer en île déserte puisqu'une pandémie décime le reste de la population. Le film se moque assez méchamment (et c'est plutôt rare dans les comédies) de ces gens idéalistes qui souhaitent construire un tout nouveau monde, rebaptisant même le nom de jours de la semaine. On notera aussi cette femme qui a refusé de donner un nom et un prénom à son enfant afin de ne pas lui coller une étiquette sur le front... Brice de Nice, James Huth, 2005 (1h38) par Elena Di Benedetto. Ah ce brave Brice ! Icône d’une génération, ce surfeur, winner, ascendant snowboarder passe ses journées à profiter d’une vie de nanti, dans...

Top-Sélection des films qu’on attend en 2018

Call Me By Your Name Ce que nous a préparé Luca Guadagnino pour ce début d’année 2018, c’est de la tendresse, de la sensualité, et des larmes. Basé sur le roman du même nom d’André Aciman, Call Me By Your Name est une balade amoureuse charnelle dans un village au nord de l’Italie des années 80. Elio, jeune homme de dix-sept ans, fils d’intellectuels dont il hérite une éducation qui fait sa maturité, passe un été innocent chez ses parents dans la campagne italienne – jusqu’à l’arrivée de Oliver. Ce bel étudiant américain venu s’instruire dans l’art gréco-romain, fait alors naître une romance qui fait écho à l’histoire de Rimbaud et Verlaine, pleine de douceur et de désirs, et faisant ressentir sans peine au spectateur toutes sa sensorialité. Accompagnés par la douce voix de Sufjan Stevens, les plans d’un esthétique ultimement plaisant qui lui ont valu plusieurs récompenses rendent hommage à l’amour uniquement, sans faire de sa nature homosexuelle le sujet principal de l’œuvre. Le 28 février en salles. Durée : 2h11       Ready Player One 2018 serait-elle l’année de grâce de Steven Spielberg ? Après Pentagon Papers (The Post), qui fait déjà des vagues de l’autre côté de l’Atlantique et qui sortira chez nous le 24 Janvier, un autre film fait des émules depuis que le cinéaste a été annoncé à la réalisation du projet : Ready Player One.   Si ce titre ne vous dit rien, c’est tout à fait normal. Aventure de science-fiction portée par la plume de Ernest Cline en 2011, le roman dont le film de Spielberg est l’adaptation est surtout adulé par la communauté...

Le Top 2017 de Close Up – #9 Jackie

Pablo Larraín a sorti deux films début 2017, deux biopics. Le premier, Neruda, se concentrait sur le poète chilien Pablo Neruda : plus qu’un véritable biopic, le film se concentrait sur la course-poursuite entre Neruda et Oscar Peluchonneau, l’inspecteur chargé par le président Videla de procéder à l’arrestation du poète. Partant un peu dans tous les sens, Neruda ne nous avait pas vraiment enthousiasmé. Sans rancune, nous sommes allés voir Jackie, sur la femme de John F. Kennedy. Là aussi, Larraín déjoue les codes du biopic puisque le film se concentre sur les jours qui se sont écoulés entre l’assassinat du président américain à Dallas un certain 22 novembre 1963 et l’enterrement de celui-ci. C’est brillant, tout simplement. Premièrement car c’est extrêmement beau : on se souviendra particulièrement du mouvement de caméra survolant la décapotable présidentiel roulant à toute allure, juste après le meurtre, avec Jackie, penchée sur le corps de son mari et éclaboussée de son sang. Son tailleur, devenu mythique, elle décidera de le garder toute la journée. La prestation de Natalie Portman n’enlève rien à la force du film, bien au contraire, et le dialogue avec le prêtre joué par John Hurt laissera difficilement de marbre. La photographie de Stéphane Fontaine (ces soleils couchants !) et la musique lancinante de Mica Levi finissent de rendre le film mémorable. Film de Pablo Larraín de 1h40min. Date de sortie en France : 01 février 2017 Julien...

Le Top 2017 de Close Up – #10 Split

On ne pouvait pas laisser Split en dehors de ce classement. Ce thriller psychologique était attendu par de nombreuses personnes dès sa sortie, il faut dire que l’histoire semblait sortir des thrillers habituels et l’idée de voir James McAvoy au sein d’un film de M. Night Shyamalan était prometteuse. Nul besoin de présenter le célèbre réalisateur, une grande partie d’entre vous a vu Signes, Sixième Sens ou encore Incassable. Ce film raconte donc l’histoire de Kevin Wendell Crumb, un jeune homme qui possède 23 personnalités différentes prenant à tour de rôle le contrôle du protagoniste. Personnage assez isolé, ses seuls échanges se limitent avec sa psychiatre, le docteur Fletcher. Au bord de la folie, les 23 personnalités répondent à la demande d’une autre personnalité qui surpasse les autres, « la bête ». 3 filles sont kidnappées et enfermées pour répondre au besoin de celle-ci. Le suspens de ce huis clos se base alors sur l’attente de la venue de cette 24ème identité qui condamnerait les 3 jeunes filles. Le fait de traiter de la schizophrénie était passionnant mais on peut être déçu par rapport à certains points. Un Homme d’exception, qui traitait déjà du même sujet, était parvenu à convaincre grâce à sa force d’exploitation de l’identité du personnage. Ici, les 23 personnalités ne sont pas assez exploitées à notre goût. De plus, le secret que renferme la jeune fille intelligente et asociale du groupe se laisse deviner assez vite. Pourtant, la prodigieuse performance de James McAvoy mène à mon humble avis la dernière œuvre de Shyamalan au rang de film culte. La plus maligne des trois filles offre une remarquable interprétation. Le film est...

4 films pour…la gueule de bois

Max – Lost River / Peut-être dans votre état encore sous l'influence des vapeurs de la veille aurez vous envie de tenter une expérience cinématographique sensorielle pour pallier à votre gueule de bois. Réfléchissez bien avant de prendre cette décision. Spoiler alert: c'est du vécu. On vous propose le cas de Lost River, réalisé en 2014 par Ryan Gosling, ode fantastique et fantasmé aux accents métaphorique de la régression de l'humanité à des systèmes de vie malsains. Vous avez toujours envie de le regarder? Bien! Pour la petite histoire, le film raconte les difficultés financières d'une mère célibataire au chômage pour sauver sa maison du démantèlement. Cette mère Billy est incarné par Christina Hendricks et son fils Bones par Iain de Caestecker, dont l'occupation journalière est de récupérer des canalisations de cuivre dans les maisons délabrées. S'ajoute Matt Smith en racaille psychopathe, Saoirse Ronan en voisine flippante mais mignonne, Ben Mendelsohn en créancier lubrique et vous trouverez même notre Réda Kateb national le temps d'une course de taxi. Le film s'inscrit dans une mouvance de jeune réalisateur américain au style épuré et très métaphorique. Les noms sont autant de marqueurs de charactere des personnages et la métaphore de la destruction du passé arrivé avec ses gros sabots, que ce soit par les engins de chantier, dans le feu ou bien sous l'eau. Au fond c'est un conte mélancolique sur une société qui a eu un passé glorieux mais qui s'est enfoncé dans la dégénérescence, physique, celle des immeubles (vous avez dit Detroit?), ou mentale, représentés dans le cabaret glauque ou Billy trouve un emploi. Cependant, pour en revenir à...

6 films pour…(re)découvrir Paris

Un mois a passé depuis la rentrée et vous a laissé le temps de reprendre vos marques ou de vous familiariser avec Paris. Pour certains la ville est telle que dans vos souvenirs ou que dans votre imagination, pour d’autres c’est une ville qu’il reste à apprivoiser. Que vous ayez ou non arpenté les rues de la capitale, que vous vous targuiez de la connaître comme votre poche ou qu’elle vous intimide encore, nous vous proposons ici une sélection de films qui vous feront (re)découvrir Paris au gré de la vision unique que chaque réalisateur en a. Ne restera ensuite qu’à rechercher les lieux que vous aurez vus sur votre écran…     Ratatouille Brad Bird, 2007   Dur d’être un chef lorsqu’on est un rongeur… C’est pourtant l’ambition de Rémy, petit rat aussi sympathique que talentueux. Passionné de gastronomie et fin goûteur, il est un grand fan du chef parisien Gusteau dont il suit la doctrine : “tout le monde peut cuisiner”. Il s’entraîne donc en secret, bien conscient de l’incompréhension qu’il suscite chez les siens. Mais lorsque lui et sa tribu sont violemment chassés de chez eux (le grenier d’une vieille dame revêche), Rémy se perd dans la cohue et se retrouve seul à Paris, temple de la gastronomie mais aussi de l’amour, des grands sentiments ; des passions, donc. Il se lie bientôt d’amitié avec le bien brave Linguini, fils illégitime de feu Gusteau et l’aide à être le chef qu’il se doit d’être… En regardant Ratatouille, vous ne ferez pas le choix d’un simple film d’animation mais bien d’une quête initiatique au travers d’un Paris...