4 films pour…la gueule de bois

Max – Lost River / Peut-être dans votre état encore sous l'influence des vapeurs de la veille aurez vous envie de tenter une expérience cinématographique sensorielle pour pallier à votre gueule de bois. Réfléchissez bien avant de prendre cette décision. Spoiler alert: c'est du vécu. On vous propose le cas de Lost River, réalisé en 2014 par Ryan Gosling, ode fantastique et fantasmé aux accents métaphorique de la régression de l'humanité à des systèmes de vie malsains. Vous avez toujours envie de le regarder? Bien! Pour la petite histoire, le film raconte les difficultés financières d'une mère célibataire au chômage pour sauver sa maison du démantèlement. Cette mère Billy est incarné par Christina Hendricks et son fils Bones par Iain de Caestecker, dont l'occupation journalière est de récupérer des canalisations de cuivre dans les maisons délabrées. S'ajoute Matt Smith en racaille psychopathe, Saoirse Ronan en voisine flippante mais mignonne, Ben Mendelsohn en créancier lubrique et vous trouverez même notre Réda Kateb national le temps d'une course de taxi. Le film s'inscrit dans une mouvance de jeune réalisateur américain au style épuré et très métaphorique. Les noms sont autant de marqueurs de charactere des personnages et la métaphore de la destruction du passé arrivé avec ses gros sabots, que ce soit par les engins de chantier, dans le feu ou bien sous l'eau. Au fond c'est un conte mélancolique sur une société qui a eu un passé glorieux mais qui s'est enfoncé dans la dégénérescence, physique, celle des immeubles (vous avez dit Detroit?), ou mentale, représentés dans le cabaret glauque ou Billy trouve un emploi. Cependant, pour en revenir à...

6 films pour…(re)découvrir Paris

Un mois a passé depuis la rentrée et vous a laissé le temps de reprendre vos marques ou de vous familiariser avec Paris. Pour certains la ville est telle que dans vos souvenirs ou que dans votre imagination, pour d’autres c’est une ville qu’il reste à apprivoiser. Que vous ayez ou non arpenté les rues de la capitale, que vous vous targuiez de la connaître comme votre poche ou qu’elle vous intimide encore, nous vous proposons ici une sélection de films qui vous feront (re)découvrir Paris au gré de la vision unique que chaque réalisateur en a. Ne restera ensuite qu’à rechercher les lieux que vous aurez vus sur votre écran…     Ratatouille Brad Bird, 2007   Dur d’être un chef lorsqu’on est un rongeur… C’est pourtant l’ambition de Rémy, petit rat aussi sympathique que talentueux. Passionné de gastronomie et fin goûteur, il est un grand fan du chef parisien Gusteau dont il suit la doctrine : “tout le monde peut cuisiner”. Il s’entraîne donc en secret, bien conscient de l’incompréhension qu’il suscite chez les siens. Mais lorsque lui et sa tribu sont violemment chassés de chez eux (le grenier d’une vieille dame revêche), Rémy se perd dans la cohue et se retrouve seul à Paris, temple de la gastronomie mais aussi de l’amour, des grands sentiments ; des passions, donc. Il se lie bientôt d’amitié avec le bien brave Linguini, fils illégitime de feu Gusteau et l’aide à être le chef qu’il se doit d’être… En regardant Ratatouille, vous ne ferez pas le choix d’un simple film d’animation mais bien d’une quête initiatique au travers d’un Paris...

Top 5 des pires films de 2016

Nous avons certes passé de très bons moments dans les salles obscures l’an dernier (cf notre top sur les 30 films de 2016) mais certains films ne peuvent faire oublier qu’il existe quelques catastrophes cinématographiques… Retour sur les films où nous nous sommes ennuyés, ceux que nous avons trouvés ridicules et ceux qui ont été surcotés. 1. Suicide Squad – David Ayer Suicide squad nous fait penser aux tutos que l’on trouve sur internet en période de fêtes, comme cette recette de bûche de Noël au pain d'épice et Nutella : le résultat a l’air si impressionnant qu’il nous faut absolument essayer, même si l’on ferait mieux de s’abstenir. Marc Gautron, scénariste et philosophe, conseille lorsqu’on ne sait pas quoi penser d’un film de créer un tableau organiser selon trois colonnes, histoire - esthétique - message, afin d’organiser ses idées, et ses critiques. Si dans la première colonne consacrée à l’histoire on s’attendait à retrouver tous les éléments qui font un bon film Marvel, on se trouve en réalité confronté à un étalage de quotas : dignes des séries américaines diffusées le lundi soir sur TF1, on retrouve une femme, un noir et un mexicain cantonnés à des personnages stéréotypés. Au-delà des personnages, l’intrigue elle-même est confuse et peu élaborée. En effet, afin de sauver la terre des menaces d’un sorcier, les Etats-Unis décident de réunir une équipe de super vilain dotés de pouvoirs, les super gentils étant poursuivis en justice pour destruction de bien public. On suit donc les aventures de cette bande de méchants qui ne se prend pas au sérieux, tout en assistant impuissant à la...

10 films pour… chiller

Aaaah le repos, le calme, la volupté… Ces mots sonnent désormais bien creux dans tes oreilles. Tu viens à peine de survivre au November Nervous Breakdown et déjà tu t’apprêtes à passer les examens d’hiver… Il est grand temps de te détendre ! Accorde-toi un peu de répit. Installe-toi bien au chaud sous ta couette, et sélectionne un des films que Close Up te propose. Ensuite, plus rien à faire. Pose ton cerveau, et laisse toi porter par un de ces cadeaux de légèreté que le cinéma nous offre. Pour cette soirée, un seul mot d’ordre : le chill.   L'homme de Rio, Philippe de Broca, 1964 De quoi ça parle ? Adrien Dufourquet (Jean-Paul Belmondo), soldat de 2e classe, s’attendait à passer une charmante permission en compagnie d’Agnès Villermosa (Françoise Dorléac). Il se retrouve pourtant embarqué dans une aventure qui le conduira jusque dans la forêt amazonienne… Une statuette amazonienne est dérobée au Musée de l’Homme, l’ethnologue et tuteur d’Agnès qui l’avait rapportée disparaît à son tour, et enfin Agnès elle-même. Pourquoi regarder L’homme de Rio ? Pour un film plein de rebondissements abracadabrantesques, un véritable épisode de Tintin mais avec une femme et avec un Tintin beaucoup plus séduisant que l’original, pour un combat à la pelle, pour une François Dorléac mutine et capricieuse, pour les paysages brésiliens, pour Jean-Paul Belmondo (vous l’aviez compris), pour un adorable enfant cireur de chaussures de Rio de Janeiro fier de dire « Tu es belle » et de parler de Brigitte Bardot, pour un homme qui passe un film à courir pour une femme qu’il aime et désire, et pour une voiture rose...

6 films pour… se remettre de cette fucking election

Scénario catastrophe. Le 8 novembre 2016, toutes les caméras du monde se sont tournées vers celui qui allait bientôt le diriger. Cheveux blond platine, teint orangeatre, bouche en cul de poule… Les États-Unis ont désigné leur protagoniste, leur anti-héros si caricatural. Donald Trump, pour ne pas le nommer, incarne désormais le renouveau américain de la classe politique. Et ça fait mal. Pour se remettre de cette sévère gueule de bois, Close Up t’a préparé de quoi réaliser une meilleure nuit américaine. Entre docus, contre-utopies, comédies et fictions historiques, notre sélection te présente une Amérique critique et progressiste qui sera sans doute occultée par l’agitation médiatique post-élections. Keep calm and watch our movies !   1.      Idiocracy - Mike Judge, 2006 De quoi ça parle ? Joe Bowers (incarné par Luke Wilson), considéré comme « l'américain moyen », est choisi par le Pentagone comme cobaye pour un programme d'hibernation. Le programme n'a que trop bien marché, seulement, il est oublié et se réveille 500 ans plus tard. Il découvre une Amérique peuplé d'individus dont la bêtise est effrayante, de grossiers personnages dont le quotidien est : fast-foods, boissons énergétiques et émissions de télévision idiotes. Et le président Comacho est une ex-star du catch et du porno. Pourquoi aller voir Idiocracy ? Pour mettre Donald Trump en concurrence avec le président fictif des Etats-Unis Comacho. Attention, la question est sérieuse, qui des deux arrivera à sortir le plus de bêtise et à honorer le nouveau courant de pensées qui se fait jour : l'anti-intellectualisme ? Pour se rendre compte que la comédie Idiocracy a peut-être vocation à être un...

Des films pour… Halloween

                                                                                    Des films pour… Halloween Ah, le 31 Octobre, son flot de confiseries, de chapeaux pointus et de mauvaises farces… Si certains grincheux détestent se déguiser ou abhorrent la quête des enfants, d’autres ne pourront s’empêcher de se remémorer de bons souvenirs de jeunesse ou de célébrer ce soir même, la fameuse fête des monstres. Ce soir, c’est pour tous ceux qui ne peuvent pas fêter Halloween que Close Up a concocté cette petite sélection de films d’horreurs. Emmitouflez-vous bien dans votre couette, entourez-vous aussi bien que vous le pouvez ou armez-vous de courage, car ce soir, Close Up vous offre des frissons. Be brave !                                                                                The Shining, 1980, Stanley Kubrick Qui a dit que tous les films d'Halloween devaient forcément être gores, remplis d'effusions de sang, de créatures cauchemardesques et de "screamers"  incessants ? La vraie peur, celle qui monte lentement pour vous prendre doucement à la gorge, se trouve bien moins dans la surenchère horrifique que dans l'excavation subtile des limites de la folie humaine. Là réside toute la réussite de The Shining, film du réalisateur prodigue Stanley Kubrick, qui nous plonge dans la progressive psychose de Jack Torrance (Jack Nicholson), écrivain en manque d'inspiration parti s'isoler avec sa famille pour retrouver sa plume. Un immense hôtel complètement vide dans la montagne, des conflits familiaux latents, des hallucinations ponctuelles et une vague histoire de malédiction peuvent sembler une trame narrative bien mince pour un film d'épouvante, mais c'est sans compter sur l'immense talent de Kubrick pour la mise en scène. Cette dernière brouille avec brio les perceptions spatiales et temporelles du spectateur :...