Cinq films pour… vibrer comme nous

Pour vous permettre de ressentir à votre tour les plus beaux frissons de cinéphilie, nous avons décidé de compiler dans ce top nos films préférés, ceux dont nous ne nous lassons jamais, ceux dont la trame nous surprend ou nous enchante toujours même en connaissant le scénario par cœur. Trois, deux, un, accrochez-vous bien, c'est parti ! Stalker, d’Andreï Tarkovski (1979) Tarkovski est un cinéaste d’une difficulté rare, à la froideur terrible. On ne plonge dans sa filmographie qu’avec prudence... Tout chez lui est réflexion, poésie retorse à double, triple, quadruple sens ; symbolisme discret ou moins discret, métaphysique méditative. Stalker représente un apogée dans les recherches de Tarkovski, géniteur de seulement sept long-métrages pour autant de très belles réussites. Adapté d’un livre des frères Strougatski, il narre la rencontre, dans une Russie boueuse et hivernale, d’un professeur de physique (l’entendement humain), d’un écrivain (la sensibilité) et d’un stalker, homme capable de pénétrer la Zone, région fortement protégée par l’armée. A l’intérieur de cette zone, une chambre, dont on dit qu’elle réalise les rêves de ceux qui la pénètrent. Merveilleusement, Tarkovski filme surtout le sentiment de croyance, et l’échec annoncé de toute transcendance. C’est un essai de philosophie écrit avec une pellicule, un poème énoncé dans la profondeur de champ, une intaille polie sur une couronne épineuse. Chaque visionnage me rappelle combien je passe encore de la beauté de ce film, sans conteste l’un des plus beaux jamais réalisés. Par Valentin Grille (Valentin vous informe que, magie du monde moderne, ce chef-d’œuvre est disponible (légalement et en HD) sur YouTube. https://www.youtube.com/watch?v=TGRDYpCmMcM.) Forrest Gump, de Robert Zemeckis (1994) Cette comédie...
Six films pour… frissonner de plaisir

Six films pour… frissonner de plaisir

A l'occasion d'Halloween, quoi de mieux qu'un top des films d'horreur incontournables ? De l'expressionnisme allemand des années 1920 au cinéma indépendant américain des années 1980, en passant par les moins évidents Hitchcock et Kubrick, on vous emmène revisiter les grands classiques du genre. De quoi briller à votre prochaine soirée costumée ! Le Cabinet du docteur Caligari, Robert Wiene, 1920 Conte cauchemardesque aux décors torturés, le réalisme est pour Le Cabinet du docteur Caligari la moindre des exigences. Souvent considéré comme le premier film d'horreur, il n'est plus très angoissant pour le spectateur d'aujourd'hui, mais on se retrouve à se prendre au jeu. Il est vrai que l'intrigue - en six actes, vestige théâtral - est très bien construite. Elle raconte l'histoire d'un mystérieux docteur Caligari, qui dans une fête foraine d'une petite ville allemande présente Cesaro, un somnambule qui saurait lire l'avenir. Bientôt la ville est terrorisée par une série de meurtres... Franzis, dont l'ami Alan a été assassiné, se lance alors à la poursuite du coupable. Il nous entraîne à sa suite dans un monde défiguré, à la perspective rompue, anguleux et cassant, métaphore du chaos moral que traverse l'Allemagne aux lendemains de la Première Guerre mondiale. Entre les décors peints à la main par les grands artistes de l'époque, on a l'illusion de voir mouvoir les personnages d'un tableau expressionniste - Le Cabinet du docteur Caligari est véritablement de l'art vivant. Par Charles Klafsky Nosferatu le vampire de Friedrich Murnau, 1922 « Passé le pont, les fantômes vinrent à sa rencontre… ». Nosferatu, œuvre du grand réalisateur allemand Friedrich Murnau, transpose à l’écran le roman...
6 films pour… avoir la tête dans les étoiles !

6 films pour… avoir la tête dans les étoiles !

En ce mois d'octobre 2018, difficile de passer à côté du tout nouveau long-métrage de Damien Chazelle, First Man, qui nous projette le temps de quelque 2 heures et 21 minutes aux côtés de Neil Armstrong, alors qu'il s'apprête à poser ce fameux premier pied humain sur la Lune. Ce petit événement cinéphilique est sans aucun doute l'occasion rêvée pour revenir ensemble sur les plus belles propositions de cinéma dans l'espace, et pour découvrir ces odyssées cosmiques incomparables... Voici donc six films pour avoir la tête dans les étoiles ! Silent Running de Douglas Trumbull, 1972 Silent Running est un film de 1972 qui raconte l’histoire de Freeman Lowel, botaniste sur un transporteur spatial à qui on demande de sacrifier sa serre qui contient les derniers végétaux terriens. Lowel, pour sauver les plantes, abandonne l’humanité et se lance dans une vertigineuse traversée spatiale en solitaire, pour l’amour de la nature. C’est le premier film réalisé par Douglas Trumble, virtuose des effets spéciaux qui travailla sur 2001 : L’Odyssée de l’espace et Michael Cimino (Voyage au Bout de l’Enfer) y fait ses débuts en tant que scénariste. Silent Running lie environnementalisme et conquête spatiale, très ancré dans l'esthétique 70s et les sensibilités écologiques naissantes. C’est une fable mélancolique et fataliste qui a inspiré tout un courant de films de science fiction écologiques. Des effets spéciaux à la pointe pour l’époque (et qui tiennent encore la route aujourd’hui), une bande originale sublime, des décors grandioses, une direction artistiques audacieuses, une réalisation saisissante et d’adorables robots, Silent Running a tout pour lui ! C’est un film impressionnant, touchant et tragiquement angoissant, premier signal...

Six films pour… supporter la rentrée

Tes vacances te paraissent déjà très loin et les échéances se rapprochent à grand pas ? L’effervescence des premiers jours est retombée et tu cherches un moyen d’aborder ce mois d’octobre avec sérénité ? Voici des films drôles, touchants et inspirants, qui nous permettent de nous immerger dans des milieux scolaires rêvés, ou au contraire de nous échapper des cours comme certains de leurs personnages. Nous avons concocté pour toi une petite liste de six films pour... supporter la rentrée.  Harry Potter de Chris Columbus, Alfonso Cuarón, Mike Newell, David Yates (2001 à 2011)  Tout le monde connaît bien évidemment Harry Potter mais la franchise est un tel classique qu’il nous était impossible de ne pas l’inclure dans ce top. Alors foncez regarder à nouveau tous les films et plongez-vous dans l’ambiance magique de Poudlard, à défaut de pouvoir la vivre au quotidien.    The Breakfast Club de John Hugues (1985)  The Breakfast Club est un film qui se résume en quelques mots : cinq lycéens se retrouvent ensemble en retenue le temps d’une journée. Ils n’ont rien en commun à part le fait d’être ensemble. Ce sont donc 1h37 de dialogues savoureux sur les difficultés de l’adolescence, les parents, l’amour, le sexe et... les cours. Cet huis-clos vous plongera dans l’ambiance de lycées américains avec une bande-son des années 80. Une journée de retenue où les lycéens devront trouver à s’occuper dans une grande bibliothèque (à l’époque où on n’avait pas de téléphone) avec un professeur particulièrement intransigeant qui les surveille... C’est donc le film parfait à voir pour un début d’année scolaire. Teenmovie par excellence, il vous rappellera vos...
Cinq films pour… rester en vacances

Cinq films pour… rester en vacances

Août est sur le point de laisser place à septembre, ton bronzage à ton teint habituel de mort-vivant, ton cocktail à tes cours de droit constitutionnel. Mais hors de question de déprimer, le cinéma sera toujours là pour te redonner le sourire aux lèvres et l'illusion du soleil brûlant de juillet... Voici donc une sélection aux petits oignons de cinq films qui perpétueront, encore un temps, le charme des vacances d'été ! 1 - El Mejor Verano de mi vida de Dani de la Horden (2018) Et toi, ton père est-il un super-héros ? Quand Curro promet à son fils Nico de lui offrir les meilleures vacances de sa vie s’il a les Félicitations, il ne pense pas une seconde que celui-ci y parviendra. Pourtant, lorsque Nico obtient les notes tant attendues, son père est bien contraint d’honorer sa promesse… même s’il est dans une situation financière catastrophique (les robots culinaires pour lesquels il est commercial ne se vendent pas) et alors que sa femme vient de décider de faire un break à cause de son comportement irresponsable. El Mejor Verano de mi Vida est donc LE film feel good de l’été et en regroupe tous les éléments : la narration du point de vue de l’enfant ; un road trip à travers l’Espagne depuis la maison de campagne maussade de la grande-tante radine jusqu’aux plages paradisiaques et opulentes de Marbella ; des rencontres rocambolesques et hautes en couleur (dont celle avec la belle fondatrice d’un camping de yoga vegan hippie qui fait tout pour sortir sa fille du mutisme dans lequel elle se trouve depuis le départ de...

Cinq films pour … (re)découvrir nos régions françaises

Parce que la France est souvent réduite à sa capitale Paris (qui n’est pas moche, mettons nous d’accord là dessus), Close Up a voulu revenir sur quelques films montrant la beauté et la diversité des régions françaises. Alors, comme les vacances sont encore lointaines, on vous propose un Tour de France par les images. Problemos, Eric Judor, 2017 (1h25) par Julien Coquet. L'action prend place dans la Drôme (26), l'un des départements les plus beaux de France (non je n'exagère pas) mais, pour être plus précis, le tournage s'est déroulé en Ardèche (07), un département limitrophe. La beauté des paysages, celle des gorges principalement, est en fait le ressort du film : Victor (interprété par Eric Judor), sa femme (Célia Rosich) et leur jeune fille se rende dans une Zone à défendre, invitée par l'ex-prof de yoga de Madame. L'enjeu est d'éviter la construction d'un parc aquatique et, in fine, la destruction d'un endroit idyllique. Endroit qui va d'ailleurs vite se transformer en île déserte puisqu'une pandémie décime le reste de la population. Le film se moque assez méchamment (et c'est plutôt rare dans les comédies) de ces gens idéalistes qui souhaitent construire un tout nouveau monde, rebaptisant même le nom de jours de la semaine. On notera aussi cette femme qui a refusé de donner un nom et un prénom à son enfant afin de ne pas lui coller une étiquette sur le front... Brice de Nice, James Huth, 2005 (1h38) par Elena Di Benedetto. Ah ce brave Brice ! Icône d’une génération, ce surfeur, winner, ascendant snowboarder passe ses journées à profiter d’une vie de nanti, dans...