Rencontre avec Jérôme Bonnell

Rencontre avec Jérôme Bonnell

Close Up a eu la chance de s’immiscer dans une rencontre assez intime avec Jérôme, Bonnell, réalisateur d’A trois on y va. Et a pu s’en faire un tableau, que l’on partage avec vous. Se bousculer La rencontre est assez informelle, l’ambiance est détendue et la première question est générale, même s’il s’agit au départ de parler d’A trois on y va. Comment vous est venue l’idée de ce film ? C’était une idée très vague qui vient de loin en arrière : un couple se trompe avec la même personne, et déjà une idée de ce que serait la séquence de début. Une idée rigolote d’il y a dix ans. Puis il a fallu présenter des idées à son producteur et à côté de deux histoires plus développées, il l’a poussé à faire celle-là. Pour une histoire, il faut assumer que ce soit superficiel au début, puis le cœur des choses nous rattrape. Il s’agit ensuite de se rendre compte de la possibilité d’en faire un film. « Une envie désinhibée de comédie m’a pris ». Le ton comique est en effet plus appuyé. Pourquoi ? La comédie est toujours présente mais cette fois plus affirmée, sans étiquette cependant : « Je n’aime pas les films avec des étiquettes ». Il s’agit d’aller à chaque fois plus loin que les genres, chercher une sorte d’équilibre. Et cette fois il y avait un mélange de vaudeville et de marivaudage. Le film peut être parfois plus sombre : il y a également des déchirements. Les variations sont essentielles. C’était une aventure à tenter, mais il faut se faire confiance lors du tournage du film. Aviez-vous décidé que le trio...
Adapter un roman au cinéma – Avec Jean Paul Rouve et David Foenkinos

Adapter un roman au cinéma – Avec Jean Paul Rouve et David Foenkinos

Jean Paul Rouve et David Foenkinos étaient avec nous le 5 février dernier, pour présenter le film Les Souvenirs, et parler avec nous de leur vision de l'adaptation d'un roman au cinéma. Jean-Paul Rouve, réalisateur du film Les souvenirs, débute la conférence en nous expliquant que l'adaptation cinématographique est selon lui une relecture, une réinvention, et qu'elle n'est donc pas un simple copier-coller du roman. C'est en collaboration étroite avec David Foenkinos qu'il a travaillé pour réaliser ce film, et tout deux n'ont pas essayé de coller parfaitement à l'histoire du livre. Ils ont davantage veillé à « garder le même argile », afin que le lecteur ne soit pas déçu de l'adaptation cinématographique. La réalisation de Les Souvenirs a duré sept semaines, et s'est principalement déroulée à Paris, à   Montmartre, et en Normandie, à Etretat. David Foenkinos ne s'est rendu qu'à deux reprises sur le tournage. Il souhaitait en effet accorder une totale liberté à Jean-Paul Rouve dans la réalisation, considérant que « c'était avant tout le film de Jean-Paul Rouve ». Il n'y a ainsi pas eu de dialogue à proprement parler entre le réalisateur et l'auteur, David Foenkinos n'intervenant que jusqu'à l'écriture du scénario. En ce sens, les acteurs n'ont notamment été choisis que par Jean-Paul Rouve. Ce dernier nous a à ce propos confié qu'il se refusait à penser au choix des acteurs pendant l'écriture du scénario, «pour ne pas être déçu si l'acteur avec qui je m'imaginais travailler n'accepte pas». Ainsi, il a pour Les Souvenirs essayé de créer une famille cohérente, avec la participation de Michel Blanc dans le rôle du père, Chantal Lauby dans celui de...
« Adapter un roman au cinéma » – Débat avec Jean Paul Rouve et David Foenkinos

« Adapter un roman au cinéma » – Débat avec Jean Paul Rouve et David Foenkinos

Close-up organise ce jeudi 5 février sa première conférence, précédée de la projection du film Les Souvenirs. Cette conférence se déroulera dans l'amphithéâtre Jean Moulin à Sciences Po Paris, de 17h à 21h. Chacun sera libre de prendre la parole et de débattre avec nos deux invités, Jean Paul Rouve et David Foenkinos. Inscription obligatoire : Public interne Public...
Rencontre avec Nicolas Cuche

Rencontre avec Nicolas Cuche

Quelle est la place de la comédie dans le cinéma en France ? Existe-il une recette « miracle » pour faire rire ? Les comédies françaises sont-elles toutes les mêmes ? C’est avec Nicolas Cuche, scénariste et réalisateur, que nous nous sommes penchés sur ces questions, le temps d’une agréable heure et demie. Car de Fernandel  à Omar Sy, de La grande vadrouille à Qu’est ce qu’on a fait au bon Dieu, la comédie, et pas n’importe laquelle, est au cœur de notre culture populaire. Loin d’être un sous-genre, elle s’est souvent distinguée d’une certaine idée du cinéma français « à lunettes », et a souvent dominé les cimes du Box Office. Pour notre invité, Nicolas Cuche, l’engouement de la comédie chez les Français remonte à Molière et aux satires sociales, opposé à l’humour anglais issu de Shakespeare. Comme une comédie s’exporte rarement, elle est naturellement culturelle, et en France, elle repose sur un code du rire basé sur contrastes de milieux, de cultures et de caractères. Le rire est avant tout provoqué par la faculté du film à mettre les pieds dans le plat, à rire de faits de sociétés, un héritage du Bourgeois gentilhomme. C’est au moment où les spectateurs se reconnaissent dans les scènes que le film touche juste. Tout le monde doit en prendre pour son grade (La vie est un long fleuve tranquille). Comme une catharsis, la comédie doit faire rire d’un complexe et flatter un certain chauvinisme. Les personnages y sont rarement extraordinaires et attendrissent par leur aspect « moyen ». Comment dédramatiser la guerre au cinéma ? Posez un agité Louis de Funès sur les épaules d’un Bourvil ahuri dans...