Dunkerque – Le pouvoir du son

Dunkerque – Le pouvoir du son

Le récit de la fameuse évacuation des troupes alliées de Dunkerque en mai 1940.

Après le chef d'œuvre Interstellar sorti en 2014 qui s'inscrit dans une lignée de quasi sans faute dans sa filmographie, Christopher Nolan était attendu comme à son habitude pour la sortie de son nouveau film.

On peut dire que Dunkerque (Dunkirk en VO) surprend son monde et en premier lieu par son propos. En effet, le réalisateur a choisi de s'attaquer au registre du film de guerre en reconstituant un épisode peu connu de la Seconde Guerre mondiale, l'évacuation de Dunkerque en 1940.

Nolan surprend aussi en réalisant un film sans réel scénario - ou du moins avec un scénario très simpliste quand on pense à ses précédentes productions. Ici le cinéaste prends le parti de vouloir retranscrire l'ambiance la plus fidèle possible. Et pour le coup on peut dire que c'est réussi car pendant 1h46 on est immergé dans le plus terrible conflit que le monde ait connu sans jamais en émerger.

Le sentiment d'angoisse est omniprésent notamment grâce aux scènes aquatiques quand les navires coulent ou encore quand on se demande si les protagonistes vont survivre - bien que peu développés donc peu attachants mais là n'était pas le but de Nolan a mon avis.

Les dialogues se font alors rares et c'est ainsi le "son" qui est le personnage principal du film. Oui vous lisez bien ! Le travail sur l'ambiance sonore est extraordinaire, les bruits des explosions et des balles viennent saturer les oreilles et la bande son de Hanz Zimmer corrobore le tout. Fidèle des films de Nolan, le compositeur a créé des thèmes bien moins marquant que sur ses collaborations ultérieures mais tout aussi efficaces qui se mettent au service de l'ambiance belliqueuse. Le bruit de montre omniprésent est terriblement anxiogène et rappelle que le temps des Anglais à Dunkerque est compté.

Clairement différent des précédents films de Nolan, Dunkerque n'en est pas moins un bon film qui - je pense - suscitera moins le consensus qu'un film comme Inception ou The dark knight. L'absence de scénario m'a manqué alors que c'est ce qui faisait la force de mon film préféré : Interstellar. Toutefois la fin du film, comme souvent chez le réalisateur, est très soignée et laisse un agréable souvenir de cette "expérience cinématographique".

François Pasturel

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