Le film d’espionnage façon pop – Kingsman : Services secrets

Le film d’espionnage façon pop – Kingsman : Services secrets

Réalisé par Matthew Vaughn, Kingsman : Services secrets est inspiré de la bande-dessinée du même nom. Il relate l’histoire, au sein de l’organisation secrète du même nom, d’un jeune homme de la banlieue londonienne, Eggsy. Sélectionné pour aspirer au titre d’agent secret à la suite de son père, au terme d’un entraînement difficile, il est ensuite impliqué dans les agissements criminels d’un mégalomane adepte de technologie. Quand je me suis installée dans la salle, le soir même de sa sortie, j’ignorais plus ou moins à quoi m’attendre ; la bande-annonce peu originale, les affiches vieux-jeu semblaient annoncer un énième blockbuster s’inspirant de la saga James Bond et cherchant à en recréer l’atmosphère, avec plus ou moins de succès (et souvent moins que plus). Cet apriori plutôt négatif a perduré lors de la scène d’ouverture et l’introduction lui succédant, ressemblant selon moi un peu trop au type de films précédemment cités, reprenant les codes du genre - du père espion du héros mort héroïquement lors d’une mission top secrète, à son mentor qui se sentant responsable de ce sacrifice et donc rendant visite à la veuve éplorée, offrant finalement au fils un médaillon avec un numéro de téléphone pour l’aider « en cas de problème », en passant par des noms de code saugrenus. La scène suivante, elle, par l’absurdité totale créée par le spectacle de différents groupes armés s’entretuant de la manière la plus acrobatique possible, laissait accroire pour les deux heures suivantes un enchaînement de séquences bêtement saugrenues et inventées uniquement pour amuser le public bon-enfant traditionnel des blockbusters. Puis, lorsque l’on décide de continuer à s’intéresser à l’intrigue, l’impression négative du début laisse...