6 films pour… avoir la tête dans les étoiles !

6 films pour… avoir la tête dans les étoiles !

En ce mois d'octobre 2018, difficile de passer à côté du tout nouveau long-métrage de Damien Chazelle, First Man, qui nous projette le temps de quelque 2 heures et 21 minutes aux côtés de Neil Armstrong, alors qu'il s'apprête à poser ce fameux premier pied humain sur la Lune. Ce petit événement cinéphilique est sans aucun doute l'occasion rêvée pour revenir ensemble sur les plus belles propositions de cinéma dans l'espace, et pour découvrir ces odyssées cosmiques incomparables... Voici donc six films pour avoir la tête dans les étoiles ! Silent Running de Douglas Trumbull, 1972 Silent Running est un film de 1972 qui raconte l’histoire de Freeman Lowel, botaniste sur un transporteur spatial à qui on demande de sacrifier sa serre qui contient les derniers végétaux terriens. Lowel, pour sauver les plantes, abandonne l’humanité et se lance dans une vertigineuse traversée spatiale en solitaire, pour l’amour de la nature. C’est le premier film réalisé par Douglas Trumble, virtuose des effets spéciaux qui travailla sur 2001 : L’Odyssée de l’espace et Michael Cimino (Voyage au Bout de l’Enfer) y fait ses débuts en tant que scénariste. Silent Running lie environnementalisme et conquête spatiale, très ancré dans l'esthétique 70s et les sensibilités écologiques naissantes. C’est une fable mélancolique et fataliste qui a inspiré tout un courant de films de science fiction écologiques. Des effets spéciaux à la pointe pour l’époque (et qui tiennent encore la route aujourd’hui), une bande originale sublime, des décors grandioses, une direction artistiques audacieuses, une réalisation saisissante et d’adorables robots, Silent Running a tout pour lui ! C’est un film impressionnant, touchant et tragiquement angoissant, premier signal...
Dunkerque – Le pouvoir du son

Dunkerque – Le pouvoir du son

Le récit de la fameuse évacuation des troupes alliées de Dunkerque en mai 1940. Après le chef d'œuvre Interstellar sorti en 2014 qui s'inscrit dans une lignée de quasi sans faute dans sa filmographie, Christopher Nolan était attendu comme à son habitude pour la sortie de son nouveau film. On peut dire que Dunkerque (Dunkirk en VO) surprend son monde et en premier lieu par son propos. En effet, le réalisateur a choisi de s'attaquer au registre du film de guerre en reconstituant un épisode peu connu de la Seconde Guerre mondiale, l'évacuation de Dunkerque en 1940. Nolan surprend aussi en réalisant un film sans réel scénario - ou du moins avec un scénario très simpliste quand on pense à ses précédentes productions. Ici le cinéaste prends le parti de vouloir retranscrire l'ambiance la plus fidèle possible. Et pour le coup on peut dire que c'est réussi car pendant 1h46 on est immergé dans le plus terrible conflit que le monde ait connu sans jamais en émerger. Le sentiment d'angoisse est omniprésent notamment grâce aux scènes aquatiques quand les navires coulent ou encore quand on se demande si les protagonistes vont survivre - bien que peu développés donc peu attachants mais là n'était pas le but de Nolan a mon avis. Les dialogues se font alors rares et c'est ainsi le "son" qui est le personnage principal du film. Oui vous lisez bien ! Le travail sur l'ambiance sonore est extraordinaire, les bruits des explosions et des balles viennent saturer les oreilles et la bande son de Hanz Zimmer corrobore le tout. Fidèle des films de Nolan, le compositeur...