Tarantino – L’ignominie dans le silence

Quentin Tarantino, une énigme. Si certains films valent indéniablement le détour, Pulp Fiction et Kill Bill notamment, d’autres soulèvent des interrogations et doivent nous pousser à réfléchir, à ne pas regarder simplement l’image, mais à passer au travers, à percer la surface pour regarder au-delà, à l’intérieur même des intentions cinématographiques. A une époque où, plus que jamais, l’image quelle qu’elle soit, doit s’accompagner d’une distanciation morale et d’une réflexion critique, il est intéressant de se pencher sur la carrière et la filmographie d’un cinéaste qui a toujours dérangé, et qui ne cesse de revendiquer son originalité. En effet, certains de ses films heurtent une certaine conception de la morale, si on la définit comme l’ensemble des règles de conduite et des valeurs qui définissent la norme d’une société. Cette morale, si souvent analysée par les philosophes de toutes époques, Socrate, Descartes, ou Kant, existe bel et bien au cinéma, peut-être plus au septième que dans les autres arts, car il s’agit d’images. Et que derrière chaque image se cache une idée. C’est dans cette optique qu’il est possible et prépondérant de reconsidérer la filmographie de Tarantino, et par cette dernière, notre rapport même au réalisateur en lui-même.

Reservoir Dogs – Scène de l’oreille, une scène immorale ?

Ce Tarantino a, dès son premier film, fait étalage de toute sa morbidité. Reservoir Dogs, est, paradoxalement, le film somme de la cinématographie tarantinienne. C’est celui qui semble le mieux représenter le style du réalisateur : dialogues, contextualisation, prises de vue, intrigue. Dès ce métrage, Tarantino installe en effet ses idées et définit son cinéma : scénarios tournant autour de la violence, esthétisme réaliste et esthétisation de la violence (notamment des gerbes de sang), dialogues brillants, prises de vue en plongée/contre-plongée suffisamment fréquentes pour être remarquées. Reservoir Dogs est l’histoire de bandits s’entretuant dans un espace fermé. Or, qu’est-ce que le cinéma de Tarantino sinon l’évocation de psychopathes ou de sociopathes s’entretuant ?

Il n’y a rien à voir de mieux dans toute cette violence, aucun message, et pire, aucune volonté de condamner ce que l’on voit à l’écran, même si le film est une fiction. Critère aggravant : la manière de filmer froide, cynique et provocatrice. Aucun problème en soi, mais problématique dans le contexte cinématographique, à la fois propre au réalisateur, à la fois propre au Cinéma en tant qu’art.

Pour illustrer cette idée, on peut s’intéresser plus particulièrement à la scène où Mr Blonde torture un agent de police, puis lui arrache l’oreille. Cette séquence est très gênante. L’esthétique tarantinienne, caractérisée plus haut est respectée : violence réaliste, esthétisation de la violence avec le sang, très rouge, très présent, dialogues saisissants, et prises de vue en contre-plongée. Les travellings, de par la vitesse des enchaînements, permettent, de dévoiler les intentions du réalisateur. Ici, le travelling ambigu, effectuant des allers-retours répétés et suivant les gestes du tortionnaire et le présentant de façon malsaine en position de supériorité montre bel et bien la cruauté et le sadisme de Tarantino Quentin, qui semble se complaire dans l’évocation de cet acte de barbarie. L’usage de la musique est lui aussi gênant : le titre des années 70 Stuck in the Middle With You n’est pas réellement adapté pour montrer de telles images, même si une nuance considérable doit être apportée : la musique est intradiégétique. Elle est voulue par le personnage, et non par le réalisateur.

Si la scène est dérangeante, elle n’est pas immorale. En effet, ce qui différencie une scène violente et dérangeante d’une scène immorale, c’est la désapprobation ou la distanciation de la violence. Mr Blonde finit par mourir, et sa mort peut être perçue comme la désapprobation de la violence que Tarantino montre. Mais il est déjà trop tard, le réalisateur s’est brûlé les ailes : il est apparu cruel dans sa manière de filmer, et non dans ce qu’il filme (la nuance est très importante). Tarantino, se cachant derrière son statut d’auteur et le désir de représenter une bande de truands de façon réaliste, réalise une scène absolument dérangeante, perturbante et douteuse.

La scène de Reservoir Dogs ne dérange pas outre mesure de par l’aspect réaliste du film et sa vocation fictionnelle, ainsi que par l’absence d’éléments irréfutables permettant d’attaquer Tarantino. Il est néanmoins important de noter que la question de la morale se pose pour Tarantino. Et bien souvent, la question a plus de valeur que sa réponse.

Qu’est ce qu’un problème moral ? 

Il est possible de généraliser ce qu’est un problème moral au cinéma. L’acte de filmer n’est pas qu’un acte technique, c’est aussi et surtout un acte moral. On ne filme pas une scène, on filme une idée. Le seul moyen pratique d’exprimer cette idée est la manière de filmer, ainsi que la mise en scène. La manière de filmer, c’est le plans, les prises de vue, les mouvements de caméra, le ralenti, l’accéléré la plongée, la contre-plongée... La mise en scène, c’est les réactions des personnages, leurs gestes, leurs mimiques, l’environnement sonore et visuel… Un exemple très simple en atteste : si l’on prend deux scène ayant pour thématique identique, l’assassinant d’un personnage, l’effet produit sur le spectateur ne sera pas le même en fonction de la mise en scène choisie, que le personnage soit assassiné par un personnage sadique, souriant, entouré de personnages riant aux éclats et glorifiés en contre-plongée, au milieu d’une usine désaffectée, ou que le personnage soit assassiné par un personnage impassible, voire rongé par le doute, désapprouvé par le réalisateur ou par une communauté, au beau milieu d’une rue bondée et horrifiée par ce qu’il se passe. Ce contraste très simple met en évidence un postulat simple mais ô combien important : un problème morale au cinéma ne vient pas de ce qui est montré, car tout peut être monté au cinéma, absolument tout, mais de la manière dont cela l’est. Ce point, propre autant au cinéma qu’à l’image est très important. Il convient de bien le comprendre. Deux faits identiques peuvent être montrés de manière complètement opposée et influencer différemment le spectateur. Tout est question de perception. Cette dernière se fait à travers un prisme. Au cinéma, le prisme est la caméra. Et la caméra, c’est le réalisateur.

Il convient d’éviter le plus possible, par conséquent, tout élément cinématographique, de mise en scène ou visuel ayant pour but d’influencer la perception du spectateur, lors de scène où un concept ou dogme moral peut être bousculé. Ainsi, certains artifices, parmi lesquels le ralenti, souvent utilisé pour glorifier un événement – on pense forcément à l’esthétique des films d’action et la représentation d’un tir à l’arme à feu et de la balle filmée au ralenti sous tous les angles possibles, avec pour ambition de faire progresser la tension dramatique jusqu’au moment où le projectile touche enfin sa cible (assez malsain, avouons-le) -, l’accéléré, utilisé pour banaliser une succession d’événements, les prises de vue en plongée et contre-plongée, respectivement pour valoriser et dévaloriser un personnage, doivent être évités dans certaines circonstances. Bien sûr, dans un très grand nombre de films, l’emploi de ces éléments ne pose aucun problème, ils sont même parfois les bienvenus (à l’exception du ralenti, qui semble plus dérangeant). En revanche, dans certains métrages plus complexes, ceux où la perception intellectuelle et psychologique du spectateur est importante comme le cinéma engagé, argumentaire, historique à vocation réaliste, voire fictionnelle, la prudence doit être de mise. Comme souvent, il s’agit de ne pas transformer la perception du spectateur, afin de ne pas voiler ou défigurer une réalité.

Une filmographie où l’immoralité n’est pas une constante 

Ceci étant défini, on peut s’intéresser aux autres métrages tarantiniens. Si, comme énoncé, Reservoir Dogs pose certains problèmes selon le niveau de lecture, il ne possède pas de problèmes généraux. Pulp Fiction échappe aussi à ce constat puisqu’il est mis en scène de façon particulière, en utilisant une narration non linéaire en plusieurs actes, non inscrit dans la réalité, mais plus dans un contexte merveilleux, onirique, voire de fable. Si la scène de viol peut être gênante (avec toujours le même problème d’absence de désapprobation dans la manière de filmer), elle ne me paraît pas immorale. Kill Bill lui aussi s’en sort indemne, compte tenu de l’esthétisation de la violence poussée à l’extrême. La scène où la maître de sabre japonaise est scalpée n’est pas gênante tant Tarantino semble vouloir trouver la beauté, si elle existe, dans le geste. Ainsi, tout au long de sa carrière, le réalisateur heurte plus ou moins les consciences, et on retrouve dans chacun de ses films cet aspect de violence gratuite et de questions morales, dont la scène de Reservoir Dogs évoquée précédemment est l’illustration parfaite. Le problème du cinéma de Tarantino réside également dans l’absence d’idée directrice ou de message clair. Ses métrages empruntent souvent et rapidement les contours, les formes et les caractéristiques de fresques exhibitionnistes et insalubres dans lesquelles les dialogues et une certaine manière de filmer lui permettent de ne pas être taxé de voyeurisme par le plus grand nombre. Aussi, le silence demeure.

Son dernier film, Les 8 Salopards ne s’inscrit pas dans cette droite ligne immorale car Tarantino revient en effet à la fiction et aux principes qui lui sont propres, et déjà démontrés dans son premier film, Reservoir Dogs, c’est à dire une représentation pure et simple de la violence, dénuée de tout motif, mais sans accroc moraux clairs et nets à relever. Ce dernier métrage, sans réel intérêt, doit être traité comme tel.

Tarantino est chanceux. Il peut se cacher derrière son statut d’auteur et l’idée selon laquelle son cinéma dépeint avec réalisme des truands véritables. Ces deux arguments reviennent souvent dans l’argumentaire des fans du « grand maître ». Or, le statut d’auteur ne justifie rien, au contraire. Il incite en effet à plus de vigilance et confère à l’intéressé plus de responsabilités. Quant au deuxième point, il ignore totalement le concept moral énoncé plus haut, à savoir la manière dont est montrée la vérité si elle existe, ou du moins un fait, un événement, un paysage ou une scène. En réalité, jusqu’à aujourd’hui, le cinéma de Tarantino pouvait ne pas déranger, tant la subjectivité est de mise quant à la perception de ses films.

Django, quand un auteur dépasse les bornes 

C’est son avant-dernier film Django qui doit pousser la critique à reconsidérer son rapport à l’œuvre de Tarantino tant le métrage est choquant, révoltant et scandaleux. Tant que Tarantino reste immoral dans des films de gangsters ou d’arts martiaux, le problème de morale est atténué par le concept même de violence qui s’en dégage, par ses personnages même. Ils restent en effet des psychopathes qui se tirent dessus, et même si la manière dont ils sont portés à l’écran est dérangeante ou immorale, elle n’en devient pour autant pas réellement problématique et dangereuse, puisqu’ils sont par définition des personnages destinés à mourir et leurs actes voués à la désapprobation d’une manière ou d’une autre (même si le réalisateur semble s’en dispenser). Mais quand Tarantino s’intéresse à des thèmes historiques comme l’esclavage, le problème devient plus profond, et beaucoup plus dérangeant. Django doit nous conduire à revoir notre rapport erroné et trop peu distancié à l’œuvre d’un réalisateur dont l’œuvre est marquée par l’immoralité, et qui cette fois, dépasse les bornes.

En effet, la morale, si elle est importante dans un film de fiction, est prépondérante dans tout film abordant des sujets délicats et/ou historiques, comme l’Holocauste ou tout autre génocide, l’esclavage, la barbarie ou les guerres mondiales. L’actualité l’a également prouvé quand il s’agit de terrorisme et de propagande islamiste. Les réalisateurs s’intéressant à ces sujets doivent faire preuve d’une excellence morale et se munir d’une véritable conception graphique et textuelle. Les enjeux historiques, moraux, de dignité et de mémoire sont bien trop importants.

A cet égard, Django est bien un film historique. Tarantino l’affirme lui même : c’est un film sur l’esclavage. Le fait qu’un réalisateur s’intéresse à cette période est louable, bien sûr. Le fait qu’un réalisateur audacieux s’intéresse à cette période pour la montrer comme elle a vraiment été est louable. Le problème morale dans Django, ne vient pas de ce qui est montré, car Tarantino a le droit et a raison de montrer des scènes horribles, mais de la manière dont ces faits sont portés à l’écran. Le sempiternel argument affirmant que « c’est vraiment comme ça que cela se passait » se voit donc purement et simplement réfuté. Il ne s’agit pas de remettre en cause la véracité des faits, mais plutôt la façon dont on le porte aux yeux de tous.

De nouveau, intéressons-nous à une scène : celle où l’esclave est exécuté par une meute de chiens. Cette scène est doublement problématique : premièrement d’un point de vue purement cinématographique, comme la scène de l’oreille de Reservoir Dogs, et deuxièmement d’un point de vue plus général.

Dans cette scène, un esclave est dévoré par une meute de chiens affamés. Au début, les maîtres retiennent leurs animaux. Pour le montrer, Tarantino utilise le ralenti pour faire monter une tension dramatique dégoûtante tandis que les aboiements des chiens sont valorisés par l’utilisation d’échos. Le ralenti est toujours de mise quand les chiens sont lâchés, leur course ralentie glorifiée, tout comme les rires des tortionnaires, mis en valeur au mixage de manière sordide. Ceux-ci sont valorisés, notamment celui brandissant triomphalement une hache, comme l’atteste la prise de vue en contre-plongée, ainsi que l’éternel ralenti. L’assassinant est ensuite représenté directement, en plongée, accentuant la déshumanisation de l’esclave. S’ensuit la scène d’agonie du personnage, parsemée de cris horribles. Soudain, ces derniers cessent pour faire place à un bref dialogue entre Django et Calvin Canie, comme si la mort de l’esclave n’était qu’accessoire, que sa vie n’avait aucun intérêt. Le sadisme et la cruauté sont déjà à leur paroxysme. Mais Tarantino va commettre une double faute qui va le faire basculer formellement dans le camp des voyeurs. Premièrement, l’utilisation d’une musique « joyeuse » et entrainante, qui couvre définitivement la mort de l’esclave. Tarantino, dans un dernier plan sur la torture, estime alors judicieux de représenter les chiens arracher des lambeaux de chair sanguinolents. L’utilisation du son, discutable dans Reservoir Dogs, est clairement immorale dans Django. Si, dans le premier film de ce réalisateur, la musique était interne à la narration et pouvait être justifiée de cette manière, elle ne l’est nullement ici. C’est Tarantino qui choisit cette musique insupportable. Personne ne lui a imposé ce choix. Deuxièmement, le dernier geste de Django lui-même qui pose ses lunettes opaques sur son nez, devant ses yeux. Le geste revêt une dimension symbolique : en cachant ses yeux, Django ferme son œil à la violence, il se voile la face, il se cache devant la barbarie et ne veut pas accepter la réalité. Il la néglige, il l’oublie, il ne veut pas la voir. Ceci est inacceptable. D’un film sensé représenter l’esclavage comme il est, on passe à un métrage qui refuse le constat, qui se refuse à voir la réalité des faits. Django, en se cachant derrière sa vocation historique, n’est qu’un film de gangsters transposé. L’esclavage devient un prétexte, l’envie de faire rire prédomine. Drôle de conception de l’histoire et du réalisme.

C’est cette lâcheté dans la représentation qui correspond au deuxième point de vue, le plus général. Dans Django, en influençant la perception du spectateur tout en utilisant une mise en scène barbare et sauvage, des prises de vues sordides et une lâcheté historique, Tarantino se condamne. Le propos véhiculé par la caméra ne doit jamais dépasser la réalité d’un événement historique. Sans aller jusqu’à penser que Tarantino en tant qu’homme glorifie l’esclavage, la mise en scène de sa scène est immorale. La prudence et la distanciation doivent toujours être de mise lorsqu’un réalisateur représente l’histoire. Les enjeux sociaux et moraux sont trop importants. Dans Django, Tarantino franchit une nouvelle étape dans l’horreur. Il ne s’agit pas de la censurer, mais de s’interroger, et de remettre en perspective son cinéma et la réalité, reconsidérer nos rapports à ses films, et distancier son propos par rapport à celui de l’histoire. En réalité, voir Django comme un film représentant la réalité des faits est une immense erreur : Django n’est qu’une fiction, le cadre que son réalisateur a choisi est en revanche complètement et simplement inapproprié.

Enfin, Tarantino, lui qui jouit d'une telle influence, d’une telle admiration, ne devrait pas contribuer à rendre le Cinéma plus morbide, plus violent, plus sanguin qu’il ne devrait l’être. Trop souvent, on a vu des réalisateurs se revendiquant de Tarantino et réalisant des films sanguinolents et encore plus creux que les métrages de leur maître. Il contribue à rendre le public insensible au meurtre et aveugle face a la dignité humaine. Ces excès illustrent la dérive actuelle du cinéma vers un art complètement détaché de la violence, et oubliant les critères moraux et de dignité instaurés par d’anciens metteurs en scène.

1138856 - Django Unchained

L’histoire du cinéma comme caution 

On peut encore et surtout relever plusieurs cas, qui, à différentes échelles et dans différentes situations, illustrent la dignité dont le cinéma a fait preuve dans sa grande histoire. Sam Peckinpah et sa Horde Sauvage ne dérogent pas à cette règle. Si la sauvagerie et le sang sont bien présents dans ce film, - on peut parler de la scène finale, très proche de la scène finale de Django dans les faits, mais très éloignés dans sa captation - aucune réserve morale n’est à déplorer dans le métrage. En effet, Peckinpah aborde les scènes de violence de façon humaine. Il n’est pas froid, pas cynique, ni sadique ni vicieux comme peut l’être Tarantino. Peckinpah n’utilise pas des effets de caméra, il montre la violence mais ne la voit pas comme un accomplissement. Au contraire, il cherche à la dénoncer dans en utilisant, c’est lui qui l’affirme, le principe grec de la catharsis. Orange mécanique de Kubrick, également, longtemps stigmatisé pour de mêmes considérations morales mais où la violence est partagée par le personnage principal : il fait la violence, il reçoit la violence, ce qui n’est pas le cas aussi clairement dans les films tarantiniens. On peut parler du cinéma d’horreur ou gore, où la violence est attendue par le spectateur, et souvent condamnée ou exagérée par le réalisateur, ce qui n’entache donc pas la morale, de par l’aspect même du film.

La démarche de Tarantino dans l’ensemble de son œuvre est marquée par une profonde et dérangeante absence de moralité. Rares sont les cinéastes ayant tant bafoué la dignité humaine mais ayant tant bénéficié de l’adhésion aveugle du public et d’une certaine partie de la critique. En réalité, Tarantino se condamne quand il évoque l’esclavage comme il le fait dans Django. Cette ignominie, cette barbarie dans son cinéma restent ignorées, perdus dans le silence et la pénombre. La véritable nature du cinéma tarantinnien est mise de côté, oubliée et volontairement tue. Alors que des voix s’élèvent, à juste titre, quand il s’agit du cinéma de propagande de tous bords, d’action ou d’horreur, les mêmes se taisent lorsqu’il s’agit de Tarantino. L’impunité doit cesser.

Valentin Lutz

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