Top-Sélection des films qu’on attend en 2018

Call Me By Your Name

Ce que nous a préparé Luca Guadagnino pour ce début d’année 2018, c’est de la tendresse, de la sensualité, et des larmes. Basé sur le roman du même nom d’André Aciman, Call Me By Your Name est une balade amoureuse charnelle dans un village au nord de l’Italie des années 80. Elio, jeune homme de dix-sept ans, fils d’intellectuels dont il hérite une éducation qui fait sa maturité, passe un été innocent chez ses parents dans la campagne italienne – jusqu’à l’arrivée de Oliver. Ce bel étudiant américain venu s’instruire dans l’art gréco-romain, fait alors naître une romance qui fait écho à l’histoire de Rimbaud et Verlaine, pleine de douceur et de désirs, et faisant ressentir sans peine au spectateur toutes sa sensorialité. Accompagnés par la douce voix de Sufjan Stevens, les plans d’un esthétique ultimement plaisant qui lui ont valu plusieurs récompenses rendent hommage à l’amour uniquement, sans faire de sa nature homosexuelle le sujet principal de l’œuvre. Le 28 février en salles. Durée : 2h11  
   

Ready Player One

2018 serait-elle l’année de grâce de Steven Spielberg ? Après Pentagon Papers (The Post), qui fait déjà des vagues de l’autre côté de l’Atlantique et qui sortira chez nous le 24 Janvier, un autre film fait des émules depuis que le cinéaste a été annoncé à la réalisation du projet : Ready Player One.   Si ce titre ne vous dit rien, c’est tout à fait normal. Aventure de science-fiction portée par la plume de Ernest Cline en 2011, le roman dont le film de Spielberg est l’adaptation est surtout adulé par la communauté geek américaine pour ses hommages aux années 1980. Films, séries TV, jeux vidéo … Ready Player One est une véritable lettre d’amour à cette période qui a façonné la culture geek au travers d’univers fantastiques et de personnages rocambolesques. Ne vous étonnez donc pas de voir apparaître Gundam dans une scène de combat dantesque contre autres Freddy Kruger ou Ryu de Street Fighter dans une plaine enneigée directement inspirée de Warcraft.   Si ces hommages à la pelle peuvent paraître faciles ou totalement gratuits, ils sont essentiels à l’histoire. En 2045, la planète est en pleine crise économique et écologique. Pour s’évader de cette réalité dystopique, les habitants de la Terre ont recours à une plate-forme de réalité virtuelle où la nostalgie d’un monde meilleur est reine : l’OASIS. Véritable simulation de vie supplantant la réalité, elle a été en fait créée par un mégalomane du nom de James Halliday qui, à sa mort, organise une chasse au trésor dans son univers qui déterminera son successeur et l’héritier de sa fortune.   Un projet parfait pour Spielberg qui démontre déjà à travers ses trailers une mise-en-scène virtuose et des effets spéciaux à couper le souffle. On peut aussi imaginer que la caméra du réalisateur sublimera le message anti-corporate déjà présent dans le roman et la nostalgie d’une ère qu’il a lui-même rendu mythique par ses œuvres. Une grosse attente qui ne manquera pas, en plus, de diviser l’audience.   Date de sortie française : 28 Mars 2018.
 

Phantom Thread

C’est un film que nous attendons à plus d’un titre. Tout d’abord, parce qu’il marquera la dernière apparition sur grand écran du grand acteur irlandais Daniel Day-Lewis, que l’on avait pu admirer dans My left foot ou Lincoln. Ensuite, parce que Phantom Thread est un nouveau film de Paul Thomas Anderson et qu’en tant que tel, il doit être attendu. Bien qu’Inherent Vice, sorti en 2014 et adapté d’un roman loufoque de Thomas Pynchon (tous les écrits de Pynchon sont réputés inadaptables), ne nous avait pas vraiment convaincu, Phantom Thread mérite notre attention. Situé à Londres dans le milieu de la mode des années 1950, le film raconte la naissance d’un amour entre Reynold Woodcock, célèbre couturier, et Alma, sa maîtresse et sa muse. L’arrivée de la jeune femme dans un monde bien réglé va déboussoler le couturier des stars de cinéma. A première vue, le film pourrait se rapprocher d’une comédie romantique. Pourtant, on attend la pâte de Paul Thomas Anderson : son art pour raconter les histoires (magnifique Magnolia), sa capacité à décrire les rapports de violence et de hiérarchie qui nous commandent (superbe There will be blood) ou encore son habilité à peindre un milieu particulier (incroyable Boogie Nights sur la naissance de l’industrie du X dans les années 70-80). Et puis, n’oublions pas que c’est Johnny Greenwood, le guitariste de Radiohead, qui signe la musique de Phantom Thread. Que demander de plus d’un film qui récolte déjà 8,6/10 sur IMDb ?   Date de sortie en France : 14 février 2018. Durée : 2h10
 

The Disaster Artist

Réalisé par James Franco, le film raconte l’histoire de The Room, une œuvre cinématographique considérée comme « le Citizen Kane des nanars ». En effet, bien après sa sortie en 2003 et son flop, l’œuvre de Tommy Wiseau (le réalisateur, producteur, scénariste du film…) et Greg Sistero est devenue un film culte. Il s’est ainsi développé autour de ce film des séances nocturnes comme l’on peut en trouver pour The Rocky Horror Picture Show. Il est aussi devenu dans certaines écoles de cinéma l’outil idéal pour voir les erreurs qui ne doivent pas être commises pour faire un film. En résumé, l’œuvre est restée dans l’histoire du cinéma pour son talent à rater toutes les scènes. Le projet de James Franco est ainsi de réaliser un excellent film sur le pire film de l’histoire du cinéma. Cela semble très prometteur puisqu’il s’est vu décerner le Golden Globes du meilleur acteur dans un film musical ou une comédie. Outre le fait de voir les deux frères Franco à l’écran, le film marquera sûrement l’année pour l’interprétation unique de James en Tommy Wiseau et l’ingénieuse idée de faire découvrir au spectateur une histoire atypique sur ce que le cinéma américain peut faire de pire. Et pour bien vous marrer sur l’œuvre dont il est question dans le film de Franco, voici une vidéo du youtuber PewDiePie dessus :
  Date de sortie en France : 7 mars 2018. Durée : 1h44
 

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